L’histoire du soja a commencé en Asie où il est consommé depuis plus de 5000 ans. Mais il faudra attendre le 19ème siècle pour que l’Amérique, puis l’Europe, l’importent et le cultivent à leur tour. Et en découvrent, finalement, l’étonnante richesse nutritionnelle. 

Qu’est-ce que le soja ?

Une graine de la famille des légumineuses, au même titre que les petits pois ou les fèves. Et qui n’a rien à voir avec les pousses de soja, de leur vrai nom haricot Mungo, couramment utilisées dans la cuisine asiatique.

De quoi est-il composé ?

De tous les produits d’origine végétale, c’est celui qui contient le plus de protéines (environ 40 %). Des protéines dont la particularité est de receler, comme la viande, le poisson, les œufs et le lait, les huit acides aminés essentiels que l’organisme, faute de savoir les fabriquer, doit puiser dans l’alimentation. Autre « médaille » nutritionnelle décernée au soja : sa teneur appréciable en glucides (près de 40 %) et surtout en lipides (18 %). Et pas n’importe quels lipides ! Les deux tiers d’entre eux sont en effet des acides gras insaturés qui, contrairement à leurs « cousins » saturés, ont une action positive sur fonctionnement cardiovasculaire. Enfin, il y a dans le soja des vitamines (de la E, notamment, aux vertus anti-oxydantes) et des minéraux (fer, magnésium…).

Pourquoi faut-il en manger ? Pour trois raisons au moins.

Premièrement, pour protéger son cœur et ses vaisseaux. Le soja aide à se rapprocher des recommandations des nutritionnistes, à savoir une consommation à quantité égale de protéines d’origine végétale et de protéines d’origine animale (contre une répartition plus proche des 30 %/70 % actuellement) et une limitation des apports en graisses saturées au profit des insaturées, permettraient d’abaisser le risque de maladies cardiovasculaires. Aux États-Unis, la FDA (Food and Drugs Administration) autorise depuis 1999 l’allégation santé reliant la consommation de 25 g de protéines de soja par jour et l’abaissement de la cholestérolémie, dans le cadre d’une alimentation adaptée (pauvre en cholestérol, lipides et graisses saturées). En France, L’ANSES (Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) reconnaît le même effet pour 30g de protéines de soja par jour. A titre d’exemple, 100 g de jus de soja contiennent 3,7 g de protéines et on en trouve 14 g dans la même quantité de tofu nature.

Deuxièmement, parce que le soja contient des phytoestrogènes, substances dont l’ action est proche, quoi que beaucoup plus faible, de celle des estrogènes féminines. Ces phytoestrogènes ont non seulement un effet favorable sur la tonicité des vaisseaux (à partir de 45 mg/jour) mais atténueraient les bouffées de chaleur chez les femmes ménopausées qui en ingèrent suffisamment, selon certaines études

Troisièmement, parce que soja représente une alternative intéressante chez certaines personnes, notamment les enfants, qui ne supportent pas le lait de vache.

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