Même si cela est parfois contraignant, il est assez simple d’éviter les aliments auxquels on est allergique : type crustacés, kiwis. Le problème est en revanche plus délicat avec les aliments courants et ceux intégrés dans les produits industriels. Ce qu’il faut savoir pour vivre avec ses allergies. Même si huit aliments sont responsables de plus de 90% des réactions allergiques (lait de vache, oeufs, soya, blé, arachides, noix (grenoble, noisette, amande, cajou, pacane et pistache), poisson et fruits de mer), au Canada, on recense plus de 160 aliments pouvant causer des réactions allergiques.
 
Sortir

Confectionner soi-même ses repas et utiliser des produits non transformés est un moyen pour éviter tout contact avec l’aliment ou la substance identifiée comme allergène. En mangeant hors de chez soi, chez des amis, ou au restaurant par exemple, on ne peut évidemment être sûr de rien. Il est en effet impossible d’identifier la totalité des ingrédients qui entrent dans la composition des plats, et plus encore de se les faire préciser. Sans compter les risques liés au mode de préparation : proximité de certains aliments entre eux par exemple. Cela dit, rien n’empêche de prendre les devants : en prévenant ses hôtes pour qu’ils cuisinent en conséquence. Ou encore en prospectant les restaurants dont le chef accepte de confectionner des plats «sur mesure»… et garder précieusement leurs adresses.
 
Faire ses courses

Certains aliments ou substances potentiellement allergisantes sont présents dans de très nombreux produits et préparations du commerce. On trouve ainsi de l’œuf dans les gratins, pâtisseries, charcuteries, préparations de viandes et poissons cuisinés… ; de l’arachide dans les décors de gâteaux, certains saucissons, les pâtisseries, les pâtes à tartiner chocolatées, les friandises ; des protéines de lait de vache dans le jambon, le pain de mie, les purées et les potages du commerce… Ou encore de la farine de blé dans certains fromages à tartiner… D’où l’importance de bien lire les étiquettes. Les fabricants ont en effet pour obligation d’y mentionner un ingrédient s’il appartient à la liste des douze allergènes les plus fréquents et/ou les plus dangereux. (cf. : notre Repère «Les douze principaux allergènes»)
 
S’organiser

Cantines scolaires, établissements d’accueil de la petite enfance, centres de vacances et de loisirs sont désormais tenus d’accueillir les enfants qui présentent une allergie alimentaire. Soit ils leur fournissent un repas adapté à leur régime, soit ils leur permettent de consommer le repas fourni par les parents (panier-repas) sur le lieu prévu pour la restauration collective. Il suffit pour cela que la famille en fasse la demande à l’établissement et qu’un «Projet d’accueil individualisé» (PAI) soit mis en place, sur la base des conseils de l’allergologue, par le médecin scolaire et l’équipe éducative.

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