Les stérols : de quoi s’agit-il exactement, comment agissent-ils, et où les trouve t-on ? C’est quoi ?

Les stérols (également appelés phytostérols, car d’origine végétale) sont des composants naturels présents dans les végétaux. Leur structure et leur rôle biologique sont très proches de ceux du cholestérol animal, celui que fabrique notre organisme et que nous apporte l’alimentation. Il est un lipide possédant un noyau de stérane dont le carbone 3 est porteur d’un groupe hydroxyle. D’ailleurs, les stérols sont considérés comme une sous-classe des stéroïdes.

Connus depuis les années 70, ils connaissent depuis peu un véritable essor car ils peuvent agir favorablement sur le taux de cholestérol. Sans remplacer les médicaments qui font baisser le taux de cholestérol, les stérols représentent désormais un « plus » non négligeable, et font partie de l’arsenal thérapeutique à disposition des médecins. Dans le cadre d’un régime alimentaire spécifique, ils aident efficacement à faire diminuer un excès de cholestérol sanguin.

Le cholestérol, l’un des stérols les plus communs et répandus, est vital pour le fonctionnement cellulaire et est un précurseur de vitamines et d’hormones stéroïdiennes liposolubles. Le cholestérol se retrouve dans l’alimentation mais est également produit par le corps (voir l’article Pas tous égaux devant le cholestérol).

Comment ça marche ?

Quand ils sont ingérés, les stérols végétaux entrent en compétition avec le cholestérol alimentaire, ce qui réduit son absorption au niveau des intestins. Ils agissent aussi, indirectement, sur le foie, chargé de recycler et ou d’éliminer le cholestérol. Plus de 60 études médicales concordantes ont ainsi établi qu’une consommation quotidienne de 1 à 3 g de stérols végétaux permet de diminuer, de 5 % jusqu’à 15%, le niveau sanguin de cholestérol, et plus précisément du « mauvais cholestérol » LDL-cholestérol (Cf. Mémo « Bon et mauvais cholestérol »). Les stérols n’exercent par contre pas d’effets sur le « bon » cholestérol qui ne se trouve ni augmenté ni réduit. Au final le résultat est là : le mauvais cholestérol diminue…

Où les trouver ?

L’alimentation occidentale est naturellement assez pauvre en stérols végétaux. Ceux-ci sont essentiellement présents dans certaines huiles (maïs, soja, tournesol et colza), noix, céréales et graines (sésame et amandes notamment). Toutefois, les quantités sont infimes et contribuent peu à nos apports. Quant aux fruits et légumes, s’ils sont riches en fibres et bénéfiques en cas d’hypercholestérolémie, ils en apportent très peu. Selon les spécialistes, la consommation des Européens se situerait entre 150 et 300 mg/jour. C’est pourquoi dans le cadre d’un régime visant à faire baisser le taux de cholestérol, il est conseillé de s’orienter vers les produits enrichis disponibles sur le marché, afin d’atteindre 1 à 3 g par jour.

Le stérol, explication en image

Le cholestérol entrant dans la lumière intestinale, principalement par la bile et l’alimentation, est absorbé à des degrés variables et stocké dans les chylomicrons (CM-C) pour être transporté dans la circulation sanguine par la lymphe. À l’intérieur, l’hydrolyse de la plupart du triacylglycérol présent dans les CM naissants entraîne la formation de particules résiduelles riches en cholestérol (CMr-C), qui sont normalement rapidement nettoyées de la circulation par le foie. Le transport d’une quantité excessive de cholestérol intestinal vers le foie peut engendrer soit la suppression de l’activité du récepteur des lipoprotéines de basse densité (LDL-R) et la synthèse endogène de cholestérol, soit l’accélération de la sécrétion du cholestérol hépatique à lipoprotéines de très basse densité (VLDL-C), ou les deux. De tels évènements sont susceptibles d’augmenter la concentration de cholestérol LDL (LDL-C) dans le plasma. Si la clairance hépatique des CMr est retardée, alors ces particules peuvent directement contribuer à la formation de plaques.

Source: dietattheheart.be

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